La vie quotidienne

Les Petits Métiers

Laboureurs et mariniers ont été les deux métiers les plus couramment pratiqués pendant la plus grande
partie de l'histoire de Biarritz. Ils ont aujourd'hui pratiquement disparu.

Ceux qui prenaient la mer sont devenus de moins en moins nombreux à partir du XVIIIe siècle,
mais l'effondrement de l'activité maritime se manifesta surtout au cours du XIVe siècle.

Le labourage La fenaison
Les agriculteurs étaient plus nombreux et appartenaient souvent aux mêmes familles. Ils pratiquaient la culture du maïs ou blé d'Inde à partir du XVIIe siècle, élevaient un peu de bétail, le faisaient pâturer sur les prés et sur les champs communaux ou " padouans ". Ils avaient un verger de pommiers qui leur donnait du cidre et nombre de pommiers servait de mesure agraire pour l'estimation des biens ou " héritages ".

Ils cultivaient aussi quelques arpents de vigne, mais, dans l'ensemble, la terre donnait peu.
En 1856, près de la moitié de la population de
Biarritz vit encore de l'agriculture.

En 1866, les familles d'agriculteurs
représentent 1 700 personnes alors que les
familles de marins ne regroupent qu'une
soixantaine de membres.
Attelages basques  
Le ramassage du sable à la plage de la Milady
et à la Grande Plage...  



ou encore à la Côte des Basques.


Mais Biarritz ne pouvait pas vivre sans le secours de quelques artisans. Au XVIIIe sièle, on comptait
des charpentiers, faïenciers, sculpteurs, tailleurs, potiers, forgerons, chaudronniers, cordiers, tisserands, boutonniers.

En 1891, les artisans et leurs familles représentèrent 42 % de la population. Leur nombre n'a cessé d'augmenter
au fur et à mesure que Biarritz se transformait en bourg, puis en ville.

Beaucoup d'artisans relevaient du secteur du bâtiment et des travaux publics. Il est vrai que la construction
a été le reflet, en même temps que le moteur, du développement. On construisait une vingtaine de maisons
par an sous le Second Empire, plus de quatre-ving-dix entre 1891 et 1896.

La fièvre de construction a laissé moins le souvenir des maçons, des charpentiers, ou des couvreurs
que des entrepreneurs et des architectes : Huguenin, Pierre-Louis, Larrebat-Tudor, Duc, William Marcel...
sont quelques-uns de ceux, qui, parmi beaucoup d'autres, ont laissé les marques de leur talent.

A noter également, parmi les artisans,les imprimeurs : Lamaignère, éditeur du Courrier de Biarritz, Baylon,
qui imprimait le Progrès de Biarritz, Labèguerie, G. Lahonta et Ferrus.

Parmi les entreprises et commerces qui contribuèrent beaucoup à la gloire de Biarritz, il faut bien sûr citer les agences immobilières avec les plus anciennes mais toujours vivantes : Benquet, Delvaille.

Et bien sûr, les photographes qui surent donner avec amour les premières vues de la ville, tel Maurice,qui dès 1896, donna les premières séances de cinématrographe, P. Frois, installé rue du Port-Vieux et les cabinets Pardeilhan et Laharrague.
Avec les débuts de la photographie, les marchands de cartes postales firent leur apparition
et ouvrirent leurs étals dans les lieux les plus fréquentés, au Rocher de la Vierge
ou au pied de la rampe mobile à la Grande Plage...


ou des magasins comme
" Au Souvenir " rue Gambetta
Mais de nombreux petits métiers faisaient également
vivre toute une population.
Les porteuses d'eau




Les fileuses

   

La laitière

La lavandière


Les sandaliers
 

Marchands d'Alcarazas

Le Maréchal-ferrand

Les douaniers et la boulangère Les contrebandiers


Le déménagement d'une maison

Le Maquignon
Le bain des chevaux à la cale aux chevaux au Port des Pêcheurs
Les âniers et leurs petites voitures dans lesquelles ils promenaient les visiteurs.
   

Le Chevrier

C'était un paysan landais qui passait régulièrement dans les rues de Biarritz avec son troupeau et qui vendait directement, sans intermédiaire, le produit de ses chèvres.

Celles-ci, parfaitement apprivoisées, se laissaient
traire dans les embarras de la rue, et le lait vendu
au verre ou en pot était consommé sur place ou emporté pour les ma
lades. Beaucoup de maladies de l'époque étaient traitées de cette manière avec succès, semble-t-il, et beaucoup de vieux biarrots se rappellent encore avec délice cette potion magique, mais indigeste.

   
Le Résinier
La récolte de la résine
Texte de l'ouvrage " Biarritz, au vent du large et de l'histoire " - Mairie de Biarritz