La vie quotidienne

Les Magasins
D'abord alimentaires, les commerces se spécialiseront tel le Dépôt Anglais où s'achetaient les meilleurs
produits d'Angleterre, le Dépôt Continental, la Maison Arostéguy,

ou la Maison Vivié ou
Grande Epicerie Centrale.

Puis apparurent les magasins de nouveautés :
Old England

Il y avait déjà en 1880 une maison anglaise de confections qui fut reprise cinq ans plus tard par
la Société " Old England ".

Les soeurs Albertine et Béatrice Reid associées au londonien William-Henry Tardrew ouvraient
des succursales à Pau et Bagnères-de-Luchon.

En 1898, M. Tardrew restait seul à la tête de l'affaire. Outre des vêtements alliant l'élégance au confort, on
avait le choix entre des articles de parfumerie, du thé, des conserves, des raquettes et balles de tennis.

Les Grands Magasins Biarritz-Bonheur

 

Attenants à la gare du B.A.B., ils ouvrirent en 1894
sous la houlette d'un homme d'expérience : Michel Peyroux qui avait fait construire le grand magasin
" La Maison Universelle " à Dax.

Puis, James Roseyro, rédacteur à l'Illustration, fit construire en face par l'entrepreneur Lapleau, le magasin que les Peyroux, allaient gérer.

Biarritz-Bonheur fut inauguré en grande pompe le 5 Août 1903.
Sous la direction de Gaston Boubée,
les galeries allaient s'agrandir en 1911 et en 1926
en absorbant les maisons voisines.
En 1921, le journal britannique the Season comparaît " Biarritz-Bonheur " au Harrod's londonien.

Les employés, triés sur le volet, même s'ils ne parlaient pas couramment la langue de Shakespeare
devaient au moins la comprendre.


Rue de France avec le Biarritz-Bonheur
sur la gauche et l'hôtel de l'Europe en face


Vue dans l'autre sens

Le magasin du Bon Marché


Aristide Boucicaut, fondateur du Bon Marché à Paris, avait décuplé son chiffre d'affaires et le nombre de ses employés en moins de dix ans. Sa veuve poursuivit son oeuvre, transformant l'entreprise familiale en Société par actions.

Une Société anonyme assuma la direction des affaires à partir de 1920. Elle prônait l'extension et la décentralisation. C'est dans cette optique que fut prise en 1927 la décision de construire une succursale à Biarritz.

Les architectes du Plaza, Boileau et Perrotte, furent contactés et, naturellement, ils retinrent le style Art Déco qui donnait son unité au quartier. Seule contrainte : prolonger la galerie couverte jusqu'aux arceaux Lacombe.
Le hall d'entrée est spectaculairement vaste. Deux ascenseurs desservaient (et désservent toujours) les
trois étages dont deux accessibles à la clientèle et le troisième est prévu pour l'administration du magasin.

Le Bon Marché était censé concurrencer son grand rival, le Biarritz-Bonheur. La crise économique allait
ruiner ces espérances. En 1933, en plein marasme, le magasin dut fermer.

Les bijoutiers parisiens : Boucheron, ou londonien, Mappin & Webb, ouvraient de luxueux magasins à côté
des joailliers biarrots, telles les familles Artéon, Mellerio, Safontas, Laugier, Servan, Bégué et Sarrote.

La rue Mazagran - Quartier des grands bijoutiers

Dans l'entre-deux guerres, ce sont les grands couturiers parisiens ,
Coco Chanel, Worth, Maggy Rouff, Molyneux, Lanvin, Hermès qui installèrent des succursales.

Les cafés et bars se multiplient, à côté des salons de thé
et pâtisseries, comme les Miremont, les Figué, les Dodin, Opernaritz.

Devant la pâtisserie Miremont

Intérieur de la pâtisserie Miremont

Les salles de la " potinière " biarrote était toujours
pleine à craquer. Les dames jouaient aux cartes au premier étage.

Sur le trottoir encombré, on s'asseyait par terre à la bonne franquette. Maurice Rostand écrit qu'il y avait " à cinq heures, moins de gâteaux que de reines et moins de babas que de grands-ducs ".

Le roi d'Espagne Alphonse XIII allait y " luncher " comme l'écrivent les journaux de l'époque. Le souverain
se targuait de parisianisme. Il fredonna un jour depuis la porte à l'adresse de sa future épouse qui
achetait des gâteaux : " Viens, poupoule, viens...".

La Reine Amélie du Portugal alla, comme tout le monde, prendre le thé chez Miremont. Elle s'assit près
de la baie vitrée ouverte sur la place Bellevue dans les années 1900, baie dont il fut écrit :
" L'illusion est frappante ; l'océan est à vos pieds ".

Le Café Terminus à côté de la
Gare du B.A.B. - Place de la Liberté

Le bar de la Consolation qui était situé
entre la rue Peyroloubilh et la rue Gambetta

Le Café Anglais - Place Bellevue

 




Le Grand Bazar
dans le quartier des Halles

La grande pharmacie Raynaud (Place Sobradiel et Avenue Victor Hugo) et son laboratoire de recherches
   
Le Comptoir National d'Escompte - Agence de Biarritz
Auto-Biarritz - 1, place de la Mairie
Le dépôt Hachette - Place Clémenceau

Le magasin du photographe L.Ruffin
Avenue Foch



Le magasin de cartes postales " Au Souvenir "

Rue Mazagran


Le magasin Larue




Droguerie Hontas

Rue Gambetta