La vie mondaine

Les Visiteurs

Des têtes couronnées traversent le territoire de la commune à partir du XVe siècle, Louis XI en 1463,
François 1er en 1526, le vicomte de Turenne en 1529, Charles IX accompagné de sa mère, le
prince de Condé en 1638, Louis XIV en 1660 ; des personnages illustgres se succèdent entre 1701, avec le
Duc d'Anjou, et 1808 qui vit passer à Bayonne Napoléon Ier, qui profita de son séjour pour prendre
quelques bains de mer. Après l'abdication de l'Empereur, dès 1815, la famille de Loui XVIII, en particulier
le duc d'Angoulême passe à Harausta ; déjà la notoriété de Biarritz était acquise, mais le village reçut sa
consécration officielle avec le passage de la duchesse de Berry le 24 Juillet 1828.


Dès 1830, les Espagnols apparaissent, beaucoup plus nombreux après 1838 après l'insurrection carliste
qui leur interdit Saint-Sébastien. En 1854, Napoléon III vient à Biarritz accompagné de l'Impératrice et suivi
de toute la Cour. Biarritz est née à la vie mondaine, avec quelques grands noms d'habitués de cette époque :
Prosper Mérimée, la duchesse d'Albe, soeur de l'Impératrice et le duc, le roi de Wurtemberg, S.M. Léopold Ier,
roi des Belges, le prince d'Oldenerg, le prince de Monaco, Sir Cowley, ambassadeur d'Angleterre, M. de
Bismarck, ambassadeur de Prusse, le prince et la princesse Orloff, le roi et la reine du Portugal,
le marécha Niel, Isabelle II d'Espagne, le roi François d'Assise et le prince des Asturies, futur Alphonse XIII.

La colonie espagnole


Alphonse XIII >>>


Les Espagnols sont moins nombreux que les Français, mais plus aristrocrates. Ils viennent toute l'année : déjà en 1897, l'archiduchese Isabelle d'Autriche et sa fille, Marie-Christine s'arrêtaient à l'hôtel Gardères, en route pour l'Espagne où la jeune princesse devait épouser Alphonse XII, fils d'Isabelle II d'Espagne.

Le 10 Août 1904, SM la reine Marie-Christine, accompagnée de SAR l'Infante Marie-Thèrèse, séjourna à Biarritz pour y rencontrer plusieurs personnes de la haute société espagnole en villégiature.

La colonie anglaise

Les Anglais découvrent Biarritz au cours de la campagne d'Espagne de l'Armée Impériale, à la fin de 1813
et au début de 1814, lors des combats de Barroilhet et de l'offensive sur Bayonne.

Au cours de l'été 1858, de juin à octobre, quelques centaines d'Anglais ont séjouné à Biarritz, mais ce n'est
qu'en 1862 que le premier devait se fixer dans notre ville, le docteur Charles Girdlestone, qui attira un grand
nombre de ses compatriotes, parmi eux Jean Hampton et Réginald Henry Thorold, avec lesquels il acheta le
château des Falaises en 1880.

Le banquier anglais Edmund Hook Wilson Bellairs fit construire en 1867, un " véritable petit château-fort ",
rue Gardague. Il fonda le British-Club de Biarritz en 1872 et fut vice-consul d'Angleterre en 1878.

Monsieur et Madame John Pennington Mellor, rentiers britanniques, entreprirent en 1879 de faire bâtir,
avec l'aide d'un architecte anglais, une somptueuse villa à proximité du lac Mouriscot : Françon.

Les années 1880 sont marquées par des séjours du Primat d'Angleterre et de l'archevêque d'York,
venus présider des cérémonies religieuses en l'église anglicane Saint-Andrew's.

Sir Andrew Fairbairn, parlementaire britannique, racheta le Domaine des Trois Fontaines. Il fit
appel à la célèbre maison londonienne Liberty pour décorer la villa et créer un ameublement adapté.
Les fêtes et les réceptions de la colonie anglaise aux Trois Fontaines furent parmi les plus brillantes,
et constitueront en 1885, 1895 et 1896 le clou des manifestations mondaines de la station.

En février 1883, M. Momber, riche négociant britannique, épouse Mlle Eugénie Ardoin, dont le père était le
créateur de la voie ferrée qui reliait Biarritz à Bayonne. Les Momber eurent trois filles qui ont laissé une réputation
de charité et de générosités exemplaires. Leur souvenir reste encore très vivace au quartier Beau-Rivage et
à la paroisse Saint-Martin. Elles avaient gardé jusqu'à leur mort le culte de l'éducation britannique qu'elles avaient reçue.


Mais ces années furent aussi celles
de l'installation, dans la ville, de celle
qui devait y rester jusqu'à sa mort en 1926 : Frédérika de Hanovre, princesse de Grande-Bretagne et d'Irlande > > >
L'année 1889 verra venir
à Biarritz
la reine Victoria
Son fils Edouard VII, déjà venu en
Mars 1879 lorsqu'il était prince
de Galles, y revint plusieurs fois avant
de succéder à sa mère comme
roi d'Angleterre > > >
Nathalie de Serbie


La reine Nathalie vint se réfugier à Biarritz après
son divorce avec Milan Obrenovitch
et son expulsion de Serbie en mai 1891 > > >

 

La noblesse russe

Les Russes arrivent chaque année, essentiellement en Septembre et Octobre,
occupant les villas et hôtels, principalement le Continental et le Carlton.

Bien que limité et relativement fermé sur lui-même, ce groupe crée une rude impression, jouissant
pleinement de la vie, dépensant beaucoup et débordant de générosité.

Il organise de grandes fêtes, des dîners somptueux et des bals éblouisssants. Ils étaient si
nombreux à cette période de l'année que la saison de Septembre à Novembre fut dénommée
" la saison russe ".

Le Grand-Duc Alexandre Michaïlowitch et la Grande-Duchesse Xenia, soeur du Tsar Nicolas II
   

 

 

   
   
Texte de l'ouvrage " Biarritz, au vent du large et de l'histoire " - Mairie de Biarritz
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