Les Quartiers de Biarritz

Le Centre Ville
Vers le haut de la Place

A partir de 1834, la bourgade prit l'animation d'une station avec la saison des bains et la circulation s'intensifiait.
Les transports s'organisèrent. Une diligence partait de Bayonne toutes les heures en juillet 1842. A Biarritz,
les départs étaient annoncés cinq minutes à l'avance par une cloche placée à l'entrée du bourg.

Le 6 août 1838, Louis Loupy assurait la réception
des travaux de la mairie édifiée à cet emplacement.

Devant cet engouement, le Conseil municipal jugea opportun en 1843 d'aménager une place publique avec accès
et stationnement des voitures. La commune acheta à Francisco-Manuel de Rua, une parcelle triangulaire qui
forma ainsi " la place Fichet ", future place de la Liberté.


En 1848, puisqu'on entrait en République, fut baptisé " Place de la Liberté ". Elle était devenue le terminus des digilences. La mairie fut reconstruite en 1870. Le sous-sol servait encore de prison dans les années 1920.

La mairie déménagea en 1924 à Javalquinto.

Le grand couturier Jean Patou acheta l'immeuble et éleva à sa place l'édifice actuel. La couturière Hélène habilla pendant des années toutes les élégantes de Biarritz et d'ailleurs : la reine d'Espagne, la duchesse de Windsor, la princesse Murat, les Rothschild. Elle avait jusqu'à 60 ouvrières sous ses ordres.

 

La modernisation de la place fut poursuivie. Grâce à des concessions de Mme O'Shea qui cédait du
terrain sur sa propriété de Bourguignon, la commune traçait en 1866 un carrefour où s'articulaient
l'avenue de Verdun et l'avenue Edouard VII.
De 1846 à 1909, l'Hôtel de l'Europe occupait le centre de la place. Il délimitait les deux places :
la place de La Liberté et la place du Bourg (ou de la Mairie).

Après sa démolition en 1909, la place unifiée devint " le Plateau Riche "
puis la Place Clémenceau en 1919.

Les Grands Magasins Biarritz-Bonheur à leur premier emplacement...
puis à leur emplacement définitif à côté du Crédit Lyonnais

Vers le bas de la Place de la Mairie

La gare fut construite en 1889 : un stand d'acier Schneider provenant de l'Exposition Universelle de 1889,
façade vitrée, portail à colonnes en haut d'innombrables marches, furent prêts pour l'ouverture au public et
l'inauguration du 3 octobre 1890.

 

Le Terminus-Olympia

Là où M. Bellairs avait fait construire en 1877 l'une des plus vastes pistes de patins à roulettes d'Europe (1 500 m²), il fut question d'installer un établissement de Thermes-Slains de cent neuf cabines. Mais le projet fut abandonné lorsque la Société des Thermes-Salins de Briscous s'y opposa.

Installé sur la terrasse et de style pseudo-mauresque, le café " Terminus-Olympia " prospérait.




Des concerts y étaient donnés. La direction engagea en 1897, un grand orchestre hongrois. Des fêtes foraines s'y déroulaient avec manèges, tirs, bals populaires. Il y eut jusqu'à cinq baraques de jeu, ce qui provoqua les plaintes du Conseil Municipal en 1898 : les ouvriers perdaient le gain de leur semaine.

" Puisque les fortunés disposaient d'un casino, rétorquaient certains, pourquoi les petits ne tenteraient-ils pas leur chance eux aussi ? ".

 

Le " Terminus-Olympia " devint le " Petit Casino du Terminus " réservé au music-hall.

Une femme baryton s'y produisait en 1907. L'une des salles accueillit, à partir de 1908, le cinématographe de la maison Pathé.

 
La Place de la Liberté
En 1900
En 2007
 

Texte de Monique et Francis Rousseau - Biarritz-Promenades - Photos 2007 : Michel Dauvillier

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