Le Rocher du Basta

 

Le Basta en 1860

Ajoncs et bruyères croissaient à l'envi sur ce rocher jadis couvert de terre. Les élégantes du Second Empire aimaient à y flâner.

Le spectacle devait bien être plus pittoresque lorsque Victor Hugo y vint, il y a un siècle et demi.

Hélas, ce qu'il redoutait s'est accompli. Biarritz a mis des " rampes à ses dunes, des escaliers à ses précipices, des kiosques à ses rochers, des bancs à ses grottes " et " même des pantalons à ses baigneuses " !

Le Basta en 1862 Le Basta en 1890
Il était question en 1881 de créer un Palais de Cristal à deux cents mètres en pleine mer au-delà du Basta. Un embarcadère-promenade calqué sur les " Piers " (jetées) des stations britanniques le rattacherait à la terre ferme.

Le projet n'aboutit pas.

En 1876, la mer enleva la passerelle en bois rustique qui reliait la falaise à la roche du Basta.

La municipalité dut envisager sa reconstruction pour la saison suivante car ce site était " très goûté par les étrangers ".

Mais en 1878, la passerelle n'était toujours pas reconstruite, l'évaluation de la dépense avoisinnant les 2 000 francs.


La passerelle en 1873


En avril 1878, le conseil municipal approuvait cette reconstruction : pont en brique et maçonnerie, revêtu de ciment façonné rustique dont la dépense s'élevait à 5 000 francs.



En 1880, la commission chargée d'examiner cette question adopta le projet de la maison Moissant, constructeur à Paris (passerelle métallique de 20 m de long sur 2 m de large avec garde de corps).



Le devis initial (6 800 francs) avait sensiblement augmenté mais il prévoyait la construction d'assises, les fournitures et le transport avec la pose du pont, du tablier en chêne et la peinture était comprise dans le prix.


La passerelle en 1907




En 1904, la municipalité constata que l'état de vétusté de la passerelle devenait inquiétant, l'oxydation était profonde, les assemblages ne portaient plus, les vibrations importantes, ajoutaient à l'usure de la constrcution.

Un projet fut présenté par la maison Robino de Bordeaux en 1905. Le devis, établi en 1906, prévoyait une dépense de 12 000 francs, pour un pont en fer enveloppé d'une gangue de ciment.

 


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