Les Hôtels


Hôtel Victoria
58, avenue Edouard VII

Le maître d'hôtel Jean Tapie acheta les 1 380 m² des anciennes écuries impériales et du pavillon des Cent-Gardes et commença la construction de l'hôtel.

A court de finances, il l'arrêta au deuxième étage et fut contraint de vendre pour régler ses dettes à Jeanty Fourneau, qui prit le relais.

 

Le Victoria se caractérisait par une longue façade de quatre étages et une entrée monumentale donnant accès à un grand hall vitré.

Il fut inauguré pendant l'été 1884 par un grand repas, réunissant les autres maîtres d'hôtel de Biarritz et les corps de métiers qui avaient participé à la construction du palace.

 

Les débuts durent être difficiles. L'année 1885 se singularise par un record de saisies à Biarritz.
Mais Jeanty Fourneau avait l'expérience des années passées à l'Hôtel de France.
La clientèle se composait d'Espagnols (l'infante Eulalie, soeur aînée d'Alphonse XIII), d'Anglais (la suite royale de la reine Victoria) d'Orientaux (les princesses douairières d'Egypte, le fils de l'ex-khédive) mais surtout de Russes (les Oldenbourg, Obolenski).

 

 
 
Jeanty Fourneau, désireux de sauvegarder la vue en face de son hôtel,
créa un tennis, sport importé en France en 1885.
 
     

A la mort de Jeanty Fourneau en mai 1912, la grande époque du Victoria tirait à sa fin.

Au cours de son siècle d'existence, le Victoria a connu plusieurs incendies. En 1884, le feu prit rue des
Cent-Gardes, en 1889, dans le proche British-Club. En mars 1954, le palace, dirigé depuis 1923 par
la famille Camy, fut ravagé.

Victime d'un nouvel incendie en 1976, l'édifice calciné fut acheté par la Société promotrice du Victoria-Surf.
Sa démolition eut lieu en 1982.

 
Textes de Monique et Francis Rousseau - Biarritz-Promenade
Biarritz / Les Quartiers / Les Hôtels / Les Villas - Les Belles disparues / Les Eglises / La vie quotidienne / La vie mondaine