Les Hôtels


Hôtel Miramar
 
Sur les terrains achetés en 1908, rien ne fut construit jusqu'en 1927.

Le 3 septembre 1927, un nouvel hôtel rendu nécessaire par la vague de tourisme des années folles,
ouvrait à Biarritz. Il dressait sa haute façade entre l'avenue de l'Impératrice et l'océan. Gaston Larre,
curé de Sainte-Eugénie, avait regretté que le style, dit basque, consiste à multiplier au petit bonheur de
faux pans de bois. L'écrivain André Lichtenberger protestait contre " cet énorme palace de huit étages,
bigarré style caleçon de bain " et qui " sabote un des points de vue les plus beaux " de la côte.
 
Plaquette de l'inauguration > > >
L'hôtel occupait une partie de l'ancien parc de la villa " Bégonia ". La Société propriétaire se faisant fort d'acheter la villa et le pavillon voisins, mettaient la charrue avant les boeufs : le porche monumental sous arc mauresque prévu au centre du bâtiment était édifié dans plus attendre.

Devant le refus de vente de leurs maisons par Mme Doux et sa soeur, il fallut bien que le palace compense en hauteur ce qu'il perdait en largeur. L'entrée se trouva ainsi sur le côté.

Cette assymétrie involontaire n'entama en rien la réputation du Miramar qui pendant près d'un demi-siècle, reçut toutes les célébrités :

le majaradjah de Jin avec une nombreuse suite, par deux fois à la fin des années 1920, le sultan du Maroc, Mohammed Ben-Youssef avec son grand vizir, Van Dongen, le peintre de la folle époque, familier des plages, palaces et casinos à la mode.

Grands-ducs et princes russes tenaient leur quartier-général au Miramar et y donnaient leur fête annuelle, au profit des oeuvres de la princesse Paley.

En 1931, Charlie Chaplin, à Biarritz avec son metteur en scène, déjeunait en compagnie de Winston Churchill dans la vaste salle à manger.

A la fin des années 1930, Jacques Faizant, qui se destinait alors à l'hôtellerie, occupait le poste de réceptionniste.

La vogue du Miramar ne faiblit pas après la deuxième guerre mondiale. Parmi les clients, on dénombre le Général Koenig, le Glaoui (Pacha de Marrakech), le prince Bernhardt des Pays-Bas, le prince héritier du Japon Aki Hito, Arthur Rubinstein, Francis Lopez.

Une chambre de l'hôtel Miramar
 
L'hôtel Miramar vu de l'esplanade du Phare
Biarritz avait toujours eu une vocation thermale. Le champion cycliste, Louison Bobet, décida de s'implanter à Biarritz.
En août 1978, M. J.P. Faraud présidait à la posede la première pierre du nouveau centre par M. Chaban-Delmas.
Un ensemble hôtelier et para-hôtelier allait remplacer le Miramar des années folles.

Le nouvel hôtel a ouvert le 15 avril 1982.
Textes de Monique et Francis Rousseau - Biarritz-Promenade
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